Parti Socialiste
Fédération de la Marne du PS

SAUVER LA RETRAITE PAR REPARTITION

vendredi 2 mai 2008 par Fédération de la Marne du Parti Socialiste

La loi Fillon de 2003 a échoué. Elle n’a rien réglé sur le plan social et n’a pas évité le déséquilibre financier. Le premier déficit date de 2004 et a atteint 5 milliards d’euros en 2007. Cet échec s’explique par la contre-performance économique de la droite depuis 6 ans.
Le pouvoir d’achat des retraites devient la question centrale ; 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions inférieures au Smic, 1 million connaissent la pauvreté. 620 000 relèvent du minimum vieillesse. On ne peut maintenir durablement des millions de personnes de plus de 60 ans sous le niveau du Smic ou pire sous le seuil de pauvreté.
La loi Fillon n’a pas tenu ses engagements sur 3 autres points essentiels : le recul de la précarité salariale, l’amélioration du taux d’activité des salariés âgés de 55 à 60 ans, la question de la pénibilité des métiers et son corollaire, la profonde inégalité d’espérance de vie à 60 ans.
Alors que l’âge moyen de cessation d’activité ne dépasse pas 58 ans et 8 mois et que plus de 60 % des salariés de plus de 55 ans sont évincés du marché du travail, nous souhaitons en l’état actuel :

- Le maintien d’une durée de cotisation de 40 ans

- L’amélioration sensible du taux d’activité des plus de 50 ans

- La préservation de l’accès à la retraite à 60 ans.

- Une réelle négociation sur la question de la pénibilité des métiers.

En termes de financement, nous préconisons :
Le fonds de réserve des retraites fait partie du contrat social. Son réabondement doit être régulier, par le versement d’une partie des dividendes des entreprises publiques, et des pénalités financières exigées des entreprises ne jouant pas le jeu de l’emploi des seniors. Il peut être aussi renforcé par des cessions d’actifs de l’État et du patrimoine immobilier de l’État.
La sollicitation des revenus financiers et des niches sociales dans le financement des retraites, peut dégager au moins 3 milliards.
L’analyse critique du montant des exonérations de cotisations sociales ; le seul remboursement des sommes dues par l’Etat au régime général représente 3 milliards.
L’annulation d’une partie du paquet fiscal, notamment relative à l’exonération sur les grosses successions pour un montant de 2 milliards environ.
Un transfert éventuel de 1 ou 2 points de cotisation Unedic sur l’assurance vieillesse.
Le Parti socialiste milite pour une réforme négociée des retraites, fondée sur la justice sociale, la solidarité intergénérationnelle.